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L’Évangile de Bouddha

Paul Carus · 1894

5,0 · 6 avis

À propos du livre

La vie et l’enseignement du Bouddha, tirés des textes anciens et réunis en un récit continu — naissance, Éveil, sermons, paraboles, mort — par un philosophe-éditeur s’adressant à des lecteurs élevés dans un autre Évangile. Pendant des décennies, l’Occident a découvert le bouddhisme à travers ce livre.

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Partie 1 · Bonne nouvelle, racontée d'une voix empruntée. Les six premières slides, gratuites.

Bonne nouvelle, racontée d'une voix empruntée
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Les premiers mots du livre sont : « Réjouissez-vous de la bonne nouvelle ! » Quiconque a grandi dans une église anglophone en 1894 connaissait cette phrase bien avant de savoir quoi que ce soit sur l'Inde. « Bonne nouvelle » est ainsi que la vieille Bible anglaise traduit « évangile » - et c'est donc, bien sûr, aussi le titre.

Carus n'était pas négligent. C'était un philosophe né en Allemagne et installé dans l'Illinois, qui écrivait pour des lecteurs ayant rencontré le Bouddha, si tant est qu'ils l'aient rencontré, à travers des traductions savantes. Il a choisi de raconter l'histoire avec la cadence des Évangiles : de courts versets numérotés, un « vous qui souffrez », un Seigneur qui apporte le réconfort aux affligés.

L'effet est immédiat. Avant même d'avoir appris la moindre doctrine, le livre t'a déjà dit quel genre de livre il est. Pas un reportage sur une religion étrangère. Une Écriture sainte.

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  1. Les premiers mots du livre sont : « Réjouissez-vous de la bonne nouvelle ! » Quiconque a grandi dans une église anglophone en 1894 connaissait cette phrase bien avant de savoir quoi que ce soit sur l'Inde. « Bonne nouvelle » est ainsi que la vieille Bible anglaise traduit « évangile » — et c'est donc, bien sûr, aussi le titre.

    Carus n'était pas négligent. C'était un philosophe né en Allemagne et installé dans l'Illinois, qui écrivait pour des lecteurs ayant rencontré le Bouddha, si tant est qu'ils l'aient rencontré, à travers des traductions savantes. Il a choisi de raconter l'histoire avec la cadence des Évangiles : de courts versets numérotés, un « vous qui souffrez », un Seigneur qui apporte le réconfort aux affligés.

    L'effet est immédiat. Avant même d'avoir appris la moindre doctrine, le livre t'a déjà dit quel genre de livre il est. Pas un reportage sur une religion étrangère. Une Écriture sainte.

  2. Lis le prologue lentement et compte ce qu'il promet. Du baume pour les blessés, du pain pour les affamés, de l'eau pour les assoiffés, de la lumière pour ceux qui sont assis dans les ténèbres. On dit aux épuisés de se reposer. Le royaume de justice, annonce-t-il, s'établit sur la terre.

    Chaque ligne est construite pour sonner comme un sermon sur une colline. Et voici le détail que la plupart des lecteurs manquent : Carus l'a écrit lui-même. Sa propre table des sources désigne les trois premiers chapitres comme un « ajout explicatif », et la préface admet que les trois chapitres d'ouverture et les trois chapitres de clôture sont son œuvre originale.

    Cela change la façon dont tu devrais les lire. Le prologue n'est pas un texte bouddhiste ancien traduit en anglais d'église. C'est l'ouverture d'un éditeur moderne, composée pour donner le ton dans lequel tout ce qui suit sera entendu.

  3. D'où viennent les trois premiers chapitres du livre, y compris le « Réjouissez-vous ! » ?

    • Un hymne conservé dans les textes bouddhistes du Nord, au Tibet
    • Une réécriture bouddhiste du début de l'Évangile de Jean
    • Une composition de Carus lui-même, écrite dans l'esprit de la traditionBonne réponse
    • Une traduction littérale du début du canon pali

    La table de références de Carus désigne les chapitres I à III comme un « ajout explicatif », et sa préface qualifie les chapitres d'ouverture et de clôture de ses propres ajouts. Le reste du livre s'appuie surtout sur le canon traduit, ce qui explique pourquoi il est si facile de supposer que le début l'est aussi.

  4. Carus nomme son modèle dans la préface, et ce n'est pas un texte bouddhiste. Il dit avoir traité sa matière comme il pensait que l'auteur du quatrième Évangile avait traité les récits de la vie de Jésus.

    Jean est l'évangile qui se soucie le moins de l'ordre chronologique et le plus du sens. Il choisit ses scènes, façonne de longs discours et s'ouvre sur un hymne avant même que commence un récit. Carus fait de même. Il rassemble des passages de nombreux textes en une seule vie continue, retranche ce qu'il appelle des ornements apocryphes, et présente les événements à la lumière de leur importance religieuse et philosophique.

    Alors, si le livre paraît sans couture, c'est que les coutures ont été dissimulées à la main. Les registres anciens sont dispersés entre écoles et siècles ; cet évangile, lui, est ordonné par le sens, pas par la chronologie. Carus le dit sans détour : cet agencement est le principal apport original du livre.

  5. Pourquoi habiller une étude du bouddhisme en anglais biblique ? Parce qu'une voix t'indique comment écouter. Les termes sanskrits et les notes de bas de page disent qu'il faut prendre des notes. Un verset qui dit « vous » indique que c'est toi qu'on interpelle.

    Carus est clair sur son intention. Le livre, dit-il, n'est pas conçu pour résoudre des problèmes historiques, ni pour transformer des écrits bouddhistes en poésie. Il a été écrit « pour amener le lecteur à réfléchir aux questions religieuses de son temps » — pour prendre un maître d'un passé lointain et le faire peser sur le présent vivant.

    Voilà ce qu'achète la cadence empruntée. Un lecteur de 1894 pouvait classer un prince indien parmi les curiosités. Il est bien plus difficile de classer quelque chose qui sonne comme le livre posé sur sa propre table de chevet. La voix transforme une religion lointaine en une exigence qui s'adresse à toi.

  6. Carus présente son livre principalement comme une contribution à la résolution de questions historiques sur la vie du Bouddha.

    FauxBonne réponse

    Il dit le contraire : l'ouvrage n'est pas conçu pour contribuer à la résolution de problèmes historiques. Son but est d'amener les lecteurs à réfléchir aux questions religieuses de leur propre époque — ce qui explique justement pourquoi il sonne comme une écriture sainte plutôt que comme de l'érudition.

Au programme du cours

15 parties
  1. Réjouissez-vous : le prologue biblique de CarusGratuit ci-dessus
  2. Samsara, nirvana ; la vérité salvatrice
  3. Naissance du Bodhisattva et liens de la vie
  4. Les trois maux et le renoncement

Questions

Peut-on lire L’Évangile de Bouddha gratuitement dans Astra Trainer ?

Oui. Le livre entier s’ouvre gratuitement dans la liseuse de l’app, en anglais, espagnol, allemand, français, italien, polonais, portugais et russe.

C’est quoi, le cours court ?

15 courtes parties qui parcourent les idées clés du livre en slides, chacune avec un petit quiz. Les six premières slides sont à essayer gratuitement sur cette page.

Où télécharger l’app ?

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